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SI VOTRE LIASSE FISCALE A FAIT L’OBJET D’UN MESSAGE DE REFUS DE LA PART DE L’ADMINISTRATION FISCALE, NOUS VOUS INVITONS À NOUS TRANSMETTRE EN AMONT VOTRE "MOMENTO FISCAL" VIA UN TICKET D’ASSISTANCE. CE DOCUMENT PEUT ÊTRE OBTENU PAR TÉLÉPHONE OU VIA VOTRE MESSAGERIE IMPÔTS, EN CONTACTANT VOTRE SIE.

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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Démo & visite guidée Démonstration de 5 minutes pour maîtriser le logiciel
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité
Fiscalité LMNP : tout comprendre en 2026 Micro-BIC ou réel, CFE, plus-values, cotisations : la vue d’ensemble pour payer le juste impôt. Le statut LMNP : conditions, avantages, pièges Qui peut être LMNP, seuils de recettes et comment éviter la requalification en LMP. Régime réel LMNP : le guide complet 2026 Déduire toutes ses charges et amortir son bien pour viser zéro impôt pendant 8 à 10 ans. Micro-BIC LMNP : abattement 30%, 50% ou 71% Quand le micro reste intéressant, plafonds 2026 et simulation pour savoir s’il faut basculer au réel. LMP vs LMNP : comparatif fiscal complet Seuils de bascule, plus-values, cotisations SSI, IFI : quel statut choisir selon votre profil. LMNP ou SCI : quel choix pour votre projet ? Patrimoine, transmission, associés, fiscalité : tableau de décision pour éviter l’erreur coûteuse. SARL de famille vs SNC : comparatif détaillé Les deux structures IS qui permettent d’amortir en famille : responsabilité, fiscalité, sortie. Transmettre son LMP avec le Pacte Dutreil Abattement de 75% sur les droits de succession : conditions, engagements et montage à anticiper. Changer de régime fiscal chaque année Basculer micro ↔ réel selon votre bénéfice : dates limites, formalités et simulation chiffrée. Repasser au micro-BIC après le réel Délai de verrouillage, sort des amortissements en stock et calcul du gain réel avant de basculer. Passer de la location vide à meublée Démarches juridiques et fiscales, résiliation du bail nu et requalification des revenus. Combien d’années sans impôts en LMNP ? Simulation concrète : 8, 10, 15 ans ? Ce qui fait varier la durée selon prix, emprunt et charges. Passage LMNP à LMP : franchir les 23 000 € Conséquences immédiates sur plus-value, IFI et cotisations SSI, et comment éviter le basculement subi. LMNP pour non-résidents et expatriés Convention fiscale, prélèvements sociaux 7,5% ou 17,2%, compte bancaire et représentant fiscal. LMNP et divorce : partage, rachat, indivision Sort du bien commun, rachat de soulte, fin des amortissements et plus-value : sécuriser chaque décision. Plafonds LMNP et LMP 2026 Les 7 seuils à connaître (recettes, revenus, TVA, cotisations) et leur impact fiscal direct. Location nue vs meublée : le match fiscal Revenus fonciers vs BIC, amortissement, plus-value : pourquoi le meublé gagne presque toujours. Avantages et inconvénients du LMNP en 2026 Les 8 avantages, les 5 limites et les pièges à connaître avant de se lancer en location meublée. Démembrement et LMNP : nue-propriété/usufruit Qui déclare les loyers, qui amortit, qui paie la plus-value : répartition claire en démembrement. LMNP en indivision : mode d’emploi Seuils par quote-part, déclaration individuelle, SIRET commun : le cadre de l’indivision meublée. LMNP en couple : mariage, PACS, indivision Régimes matrimoniaux, foyer fiscal, transmission, séparation : le guide pour choisir le bon montage à deux. LMNP à la retraite : stratégie et fiscalité Compléter sa pension avec du meublé : régime optimal, cotisations et transmission à anticiper. SCI à l’IS et location meublée La structure qui permet l’amortissement en société : avantages IS, sortie et transmission. SARL de famille LMNP La SARL de famille en location meublée : IS optionnel, associés de la même famille, sortie encadrée. SNC en location meublée Structure transparente fiscalement, idéale pour mutualiser en famille ou entre associés proches. Holding et LMNP 2026 Quand la holding devient pertinente : seuils, optimisation des flux et arbitrage IR/IS.
Amortissement LMNP : le mécanisme expliqué La charge qui efface vos loyers pendant 20 ans : composants, durées et exemples chiffrés. Optimiser son amortissement LMNP Découpage en composants, durées courtes, travaux : 5 leviers pour maximiser les 20 premières années. Tableau d’amortissement 2026 (exemple complet) Cas concret avec composants, durées et dotations annuelles, prêt à adapter à votre bien. Amortir le gros œuvre : 80 ans, 40% du bien Fondations, murs porteurs, charpente : la part la plus longue à amortir, calcul et exemples. Amortir la toiture : durée et calcul au m² 25 à 30 ans selon le matériau : comment isoler le composant dans votre plan d’amortissement. Amortir les réseaux : 30 ans Électricité, plomberie, chauffage, VMC : identifier le coût et étaler sur la bonne durée. Amortir fenêtres et étanchéité : 20 à 25 ans Menuiseries, ravalement, isolation extérieure : composant sensible à bien cadrer en cas de travaux. Aménagements intérieurs : 15 ans Cuisine, salle de bain, parquet, peinture : le composant qui tourne le plus souvent. Amortissement LMP : les différences avec le LMNP Plafonnement article 39C, cotisations SSI déductibles, sortie du régime et plus-value. Estimer la valeur de son bien pour l’amortir Méthodes DVF, comparables, expertise : base de l’amortissement à sécuriser dès le départ. Valeur du terrain : méthode de calcul fiable 10 à 30% selon la zone : l’erreur qui fait sauter l’amortissement en contrôle fiscal. Frais de notaire : charge ou amortissement ? Le choix qui change vos impôts sur 15 ans : avantages, inconvénients et simulation.
Déclaration LMNP : étape par étape 2026 Formulaires 2031, 2033 et 2042-C-PRO : comment remplir sans erreur avec ou sans expert. Formulaire 2042-C-PRO : le détail case par case Report du bénéfice micro ou réel vers votre déclaration de revenus : les 12 cases qui comptent. Liasse fiscale 2031 : guide complet Tous les tableaux 2033-A à 2033-G expliqués avec exemples concrets pour la télétransmission. Remplir sa liasse LMNP 2026 (tuto détaillé) Méthode pas à pas tableau par tableau : erreurs fréquentes et astuces d’experts. Comptabilité LMNP : obligations et outils Plan comptable BIC, FEC, journaux, comptes annuels : ce qui est vraiment obligatoire en 2026. Faire sa compta LMNP seul en 2026 Logiciels, méthode et points de vigilance : gagner 600 €/an ou pas ? La vérité sans langue de bois. FEC LMNP 2026 : format, génération, contrôle Le fichier obligatoire en cas de contrôle fiscal : 18 colonnes, normes DGFiP et production. Charges déductibles en LMNP : la liste complète Taxe foncière, intérêts, travaux, frais : ce qui passe au régime réel et ce qui ne passe pas. Déficit LMNP : report sur 10 ans Comment stocker son déficit pour les années bénéficiaires et l’imputer sur les loyers futurs. Déficit LMNP : 5 cas complexes 2026 Cession, changement de régime, cessation temporaire : scénarios et solutions chiffrées. Les 24 erreurs LMNP à éviter en 2026 Les pièges qui coûtent un redressement, identifiés après plus de 500 dossiers clients. Comparatif logiciels LMNP 2026 JD, Nopillo, Amarris, LMNP.AI, Décla : prix, fonctions, limites. Le match complet en tableau. Espace Pro impots.gouv : créer son compte Démarches, identifiant SIRET, ajout du mandat EDI et premier dépôt de liasse fiscale. Fausse location meublée : les risques 2026 Requalification en revenus fonciers, redressement sur 3 ans et pénalités : comment sécuriser. Contrôle fiscal LMNP : préparation et recours Comment se préparer, les documents à produire, les délais et comment contester un redressement. Ajouter un bien à son activité LMNP/LMP Formalités INPI, date d’inscription à l’actif, amortissement du nouveau bien : la marche à suivre. Sortir un bien de son activité LMNP/LMP Cessation partielle, plus-value, sort des amortissements : la procédure précise à suivre. Immatriculation SIREN : INPI, délais, documents Le parcours de création d’activité LMNP/LMP étape par étape avec capture d’écran INPI. Optimisation fiscale LMNP : les 10 leviers 2026 Découpage composants, choix régime, travaux, structure : les techniques qui font économiser des milliers d’euros. Glossaire LMNP 2026 : 80 termes expliqués De "amortissement dérogatoire" à "zonage Airbnb" : le vocabulaire fiscal meublé rendu accessible.
CFE LMNP : calcul, exonérations, délais La seule taxe que 95% des LMNP oublient : montant moyen, exonérations et formulaire 1447-C. Taxe foncière en LMNP : entièrement déductible Oui, vous pouvez la passer en charge : méthode et impact réel sur votre bénéfice imposable. TEOM : récupérer la taxe sur le locataire Comment la faire supporter au locataire sans erreur : mention dans le bail et régularisation. Taxe d’habitation en meublé : qui paie ? Cas particuliers résidence principale, secondaire, courte durée et exonérations 2026. TVA LMNP : franchise et régimes Services para-hôteliers, seuils, TVA récupérable sur les travaux : quand ça vaut vraiment le coup. Para-hôtellerie : 3 services sur 4 = assujetti TVA Le piège Airbnb qui bascule en BIC pro : services, conséquences fiscales et sociales. Cotisations SSI LMNP vs LMP LMP = 30% du bénéfice (min 1 249 €/an), LMNP = prélèvements sociaux 17,2%. Le match détaillé. URSSAF Airbnb : seuil 23 000 € expliqué Ce qui déclenche l’affiliation, taux appliqués et comment piloter vos recettes annuelles. OGA/CGA : faut-il encore adhérer en 2026 ? Fin de la majoration de 25% : le gain devient nul pour la majorité. Quand rester malgré tout. Prélèvements sociaux LMNP 2026 : 17,2% Base de calcul, CSG déductible, cas des non-résidents : comprendre la ligne qui plombe. IFI et LMNP : quand votre bien est taxé L’exonération LMP sous conditions, la taxation LMNP et les stratégies pour sortir de l’IFI. LMP et IFI : l’exonération possible Recettes > 23 000 €, activité professionnelle et plus de 50% des revenus : les 3 conditions strictes. Taxe de séjour : tarifs et reversement Barème par commune, plateformes (Airbnb, Booking) qui la collectent à votre place et déclaration. Formulaire 1447-C-SD : déclaration CFE initiale À remplir dans les 90 jours du début d’activité : cases obligatoires et cas particuliers LMNP. Taxe de séjour courte durée : calcul complet Tarifs, barème national, plateformes collectrices et reversement à la commune : la procédure 2026.
Les 7 types de baux meublés en France Résidence principale, mobilité, étudiant, saisonnier, colocation : quel bail pour quel cas. Bail meublé : durée, clauses, préavis Durée 1 an, préavis réduit à 1 mois, clauses obligatoires et clauses à éviter absolument. Bail mobilité : 1 à 10 mois non renouvelable Le bail idéal pour étudiants, stagiaires, missions pro : conditions, fiscalité, résiliation. Bail étudiant : 9 mois sans renouvellement Le bail le plus souple du meublé : durée fixe, garant, préavis. Modèle et pièges à éviter. Bail colocation meublée : clauses de solidarité Bail unique ou individuel, clause de solidarité, remplacement d’un colocataire : le cadre complet. Sous-location meublée : cadre légal Quand c’est autorisé, plafond du loyer et risques de résiliation. Protéger son bien efficacement. État des lieux : modèle et pièges 2026 Check-list par pièce, dépôt de garantie, restitution : le document qui évite les litiges. Les 11 équipements obligatoires en meublé La liste légale depuis 2015 : ce qu’il faut avoir pour que le bail soit valablement meublé. Bail Code civil : la troisième voie du meublé Quand utiliser un bail code civil (résidence secondaire), différences avec la loi du 6 juillet 1989. Modèle lettre de résiliation bail meublé Courrier prêt à envoyer avec les mentions obligatoires, préavis locataire et motifs bailleur. Modèle lettre de résiliation bail mobilité Lettre type pour résilier un bail mobilité côté locataire (préavis 1 mois). Modèle lettre de résiliation bail étudiant Bail 9 mois non renouvelable : comment sortir anticipé avec un préavis réduit.
Location saisonnière & Airbnb : le guide Fiscalité, déclaration mairie, taxe de séjour, plafond 120 jours en résidence principale. Meublé de tourisme 2026 : tout ce qui change Loi Le Meur, abattements micro divisés par 2, numéro d’enregistrement : les nouveaux pièges. Classement meublé de tourisme : 1 à 5 étoiles Procédure, coût, avantages fiscaux conservés (abattement 71%) et organismes accrédités. Airbnb en copropriété : vos droits Ce que peut interdire le règlement, décision d’AG à la majorité, recours en cas de blocage. LMNP en résidence services Étudiante, sénior, tourisme, affaires : bail commercial, bail 18 mois et risque d’exploitant. Louer sa résidence principale meublée Chambre, logement entier, 120 jours Airbnb : fiscalité et seuils d’exonération. Airbnb : la réglementation ville par ville Paris, Lyon, Bordeaux, Nice, Marseille : numéro d’enregistrement, quota 120 jours, changement d’usage. Fiscalité Airbnb 2026 : ce qui change Abattement micro divisé par 2, numéro obligatoire, para-hôtellerie : le nouveau cadre fiscal. Courte durée vs longue durée : le match 2026 Rendement, fiscalité, gestion, risques : tout ce qu’il faut comparer avant de choisir. Enregistrement Airbnb : la démarche 2026 Obtenir son numéro d’enregistrement en mairie, documents requis et sanctions en cas d’oubli. Conciergerie Airbnb : mandat, commission, fiscalité Mandat de gestion, honoraires 15-25%, TVA, déclaration des revenus : le cadre légal complet. LMNP résidence étudiante 2026 Bail commercial exploitant, rendement 3-5%, revente bloquée : les points de vigilance. LMNP EHPAD et résidence seniors 2026 Rendement sécurisé 4-5%, dépendance au gestionnaire, revente : avantages et limites.
Gestion locative : seul ou via une agence ? Comparatif coût, temps, risques : calcul précis du point où l’agence devient rentable. Augmenter le loyer en meublé IRL, révision annuelle, relocation : les 3 leviers légaux et leurs limites en zone tendue. Modèle de lettre de révision de loyer Courrier prêt à envoyer avec les mentions obligatoires et le calcul IRL à jour. Visale : caution gratuite Action Logement Comment proposer Visale, conditions locataire et procédure en cas d’impayé. GLI meublée : garantie loyers impayés Taux 2-4% du loyer, franchises, conditions et comparatif avec la caution solidaire. Inventaire mobilier meublé 2026 Les 11 équipements obligatoires du décret 2015-981, risque de requalification en bail nu et jurisprudence. Impayés de loyer : vos recours Commandement de payer, résiliation, assignation : la procédure étape par étape et les délais. Encadrement des loyers meublé 2026 Villes concernées, loyer de référence majoré, complément de loyer : éviter la sanction. Caution et garant en meublé 2026 Caution solidaire, acte type, pièces à demander : sécuriser le dossier sans discriminer. Louer à sa famille en LMNP Loyer de marché obligatoire, contrat écrit, risque d’abus de droit : ce qu’autorise le fisc. Compte bancaire dédié LMNP Obligatoire ou pas ? Comparatif banques pro et astuces pour isoler ses flux sans frais. APL bailleur : comment percevoir les aides Conventionnement, tiers-payant CAF, conditions et impact sur votre fiscalité LMNP. Entretien et réparations : qui paie quoi ? La liste des menues réparations locataire (décret 1987), et la charge réelle du bailleur. Dépôt de garantie meublé : 2 mois max Montant, délai de restitution, retenues justifiées, contentieux : la procédure pas à pas. Congé bailleur en meublé : motifs et forme Vente, reprise, motif légitime : les 3 motifs possibles, préavis 3 mois et lettre type. Assurance PNO LMNP : obligations et garanties Propriétaire non-occupant : garanties minimales, coût moyen et articulation avec l’assurance locataire.
Investir en LMNP en 2026 : méthode complète Stratégie en 10 étapes : ciblage, financement, fiscalité, rendement et risques actualisés 2026. Premier achat LMNP : la check-list 2026 Les 12 points à valider avant de signer votre premier bien meublé, avec budget type. Quel bien choisir en LMNP en 2026 ? Studio, T2, résidence services, immeuble : rendement, fiscalité, liquidité comparés. LMNP neuf ou ancien : comparatif 2026 Prix au m², amortissement, travaux, rendement : le match chiffré pour arbitrer. Meublé vs nu : fiscalité 2026 comparée Sur un même bien, combien gagnez-vous en passant au meublé ? Simulation sur 15 ans. Rentabilité LMNP : brute, nette, nette-nette Les 3 taux à calculer avant d’acheter, pourquoi le brut ment et comment viser 5-7% nette. Résidence secondaire louée en LMNP Mixer usage personnel et location : fiscalité, plus-value et taxe d’habitation. Financement LMNP : crédit, apport, assurance Prêt classique ou in fine, apport minimum en 2026, taux d’endettement et astuces bancaires. Assurance emprunteur LMNP 2026 Délégation, quotités, garanties nécessaires et économies réalisables (jusqu’à 15 000 €). Les 11 dispositifs de défiscalisation 2026 Pinel, Denormandie, Loc’Avantages, LMNP : comparatif synthétique pour choisir sans se tromper. Viager LMNP : amortir bouquet + capital rente Acheter en viager libre pour louer en meublé : base amortissable, usufruit viager (CE 2019) et IFI. Péniche LMNP : amortissement fluvial complet Bateau-logement loué meublé : 100% amortissable, composants fluviaux, VNF, carénage et TFPB. Local commercial et LMNP : BIC et location équipée Pourquoi le LMNP ne s'applique pas à un commerce. Régime BIC équipée, amortissement, TVA 20%.
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, lmnp.ai s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

179 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

249 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Statut LMNP et LMP
Une transition fluide et automatique entre les deux régimes.
"Le logiciel surveille vos recettes et vos revenus d'activité pour vous alerter dès que vous franchissez les seuils du statut LMP, gérant ainsi la complexité fiscale à votre place."

Calcul des seuils en temps réel

Vérification automatique des 23 000 € de recettes et de la prépondérance des revenus.

Adaptation des formulaires

Les liasses fiscales (2031/2033) sont automatiquement configurées selon votre statut actif.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, lmnp.ai automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2031 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2031 (Bénéfices)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus, bénéfices et déficits meublés dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2042-C-PRO en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

LMNP Saisonnier & Cotisations
Une gestion intelligente des seuils et des régimes sociaux.
"Le logiciel détecte automatiquement vos revenus saisonniers (Airbnb, Booking) et vous aide à arbitrer entre les différents régimes sociaux pour optimiser vos prélèvements déductibles."

Arbitrage Régime

SSI vs Régime Général

Le logiciel adapte le calcul des liasses selon l'option retenue.

Expertise

Simulation de stratégie

RDV expert disponible pour choisir le régime le plus avantageux.

Détection automatique

Identification en temps réel des recettes issues des plateformes de location pour un suivi précis du chiffre d'affaires.

Seuil URSSAF (23 000 €)

Dès que vous franchissez ce seuil, le logiciel gère le basculement des prélèvements sociaux en cotisations sociales professionnelles.

Règle d'irrévocabilité

Selon la position actuelle de l'URSSAF, l'assujettissement aux cotisations sociales dès la première année à plus de 23k€ est définitif, même si vos revenus saisonniers repassent sous ce seuil l'année suivante.

Plus-values professionnelles LMP
Maîtrisez la fiscalité complexe lors de la revente de vos actifs.
"En statut LMP, la revente d'un bien suit des règles professionnelles strictes. Notre logiciel décompose chaque flux pour optimiser votre imposition réelle."

Plus-value Court Terme

Elle correspond au total des amortissements pratiqués. Soumise aux cotisations sociales et à l'IR (sauf exonération automatique calculée par l'outil).

Plus-value Long Terme

Elle porte sur la plus-value économique. Taxée à la Flat Tax (30%) avec des abattements puissants selon la durée de détention.

Art. 151 septies B : Exonération après 15 ans

Pour la plus-value de long terme, bénéficiez d'un abattement de 10% par an à partir de la 6ème année de détention. **Exonération totale après 15 ans**.

Art. 151 septies : Petites entreprises

Si vous êtes LMP depuis > 5 ans avec un CA < 90k€ (moyenne 2 ans), l'impôt sur le revenu est exonéré sur la PV court terme. Exonération partielle entre 90k€ et 126k€.

Règle des 2 ans

Si l'actif est détenu depuis moins de 2 ans, la globalité du gain (même économique) est traitée comme de la plus-value à court terme.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Cotisations sociales LMP
Automatisation fiscale pour le passage en professionnel.
"Notre logiciel détecte automatiquement et ajuste la fiscalité ainsi que l'édition de vos liasses en fonction de votre statut, qu'il soit non-professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP)."

Calcul par itération en temps réel

Le logiciel calcule en temps réel les cotisations sociales dues au régime SSI (Sécurité Sociale des Indépendants) et les intègre automatiquement dans votre liasse fiscale comme une charge déductible.

Précision à l'euro près

Cette approche itérative garantit un résultat fiscal net de cotisations parfaitement juste, évitant les surprises en fin d'exercice.

Gain de temps

Plus besoin de simulations manuelles complexes : le moteur lmnp.ai synchronise vos recettes et vos cotisations de manière totalement transparente.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Validation par Expert
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Grille de vétusté en location meublée 2026 : tableaux complets, calcul et cas pratiques LMNP

La grille de vétusté fixe la durée de vie théorique de chaque élément du logement (peinture, sols, meubles, électroménager) et le taux d'abattement annuel à appliquer. Elle permet de calculer la part d'usure normale — non imputable au locataire — lors de la restitution du dépôt de garantie. LMNP.AI détaille les grilles, la formule de calcul et les cas pratiques.

Mis à jour : mars 2026 — Décret 2016-382, loi ALUR, art. 25-3 loi 89-462, jurisprudence Cass. 2022-2023


1. Qu'est-ce que la vétusté en location ?

La vétusté désigne l'usure naturelle et progressive des matériaux, revêtements et équipements d'un logement, résultant du temps et d'un usage normal. Cette définition est fixée par le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 (article 4) : "l'état d'usure ou de détérioration résultant du temps ou de l'usage normal des matériaux et éléments d'équipement dont est constitué le logement".

Concrètement, la vétusté fonctionne comme la dépréciation d'une voiture neuve : chaque année qui passe, la valeur diminue, même si le propriétaire en prend soin. La peinture jaunit après 7 ans. Un matelas s'affaisse après 10 ans. Un robinet s'use après 15 ans. Ce n'est la faute de personne — c'est le temps qui fait son travail.

Ce qu'il faut retenir

L'usure normale d'un logement ne peut jamais être imputée au locataire. L'article 1755 du Code civil est clair : "aucune des réparations réputées locatives n'est à la charge des locataires quand elles ne sont occasionnées que par vétusté". La grille de vétusté objective ce principe en chiffrant la part d'usure pour chaque élément du logement.

En location meublée, la vétusté s'applique à la fois aux éléments immobiliers (murs, sols, plafonds) et au mobilier et à l'électroménager — ce qui en fait un sujet encore plus important que pour la location nue. LMNP.AI est le premier guide à proposer une grille de vétusté complète intégrant les deux dimensions.

Pourquoi la grille de vétusté est essentielle en location meublée ?

En location nue, la vétusté porte essentiellement sur les revêtements (peinture, sols) et les équipements fixes (sanitaires, robinetterie). En location meublée, la liste s'allonge considérablement :

  • Les 11 équipements obligatoires du décret 2015-981 (literie, table, chaises, réfrigérateur, plaques de cuisson, four/micro-ondes, vaisselle, rideaux, luminaires, rangement, matériel d'entretien)
  • L'électroménager complémentaire couramment fourni (lave-linge, lave-vaisselle, TV, aspirateur)
  • Le mobilier d'agrément (canapé, bureau, commode, miroir, tapis)

Chacun de ces éléments a une durée de vie différente et s'use à un rythme différent. Sans grille, le calcul des retenues à la sortie du locataire devient un exercice d'improvisation — et une source quasi certaine de conflit. Avec une grille annexée au bail, le calcul est objectif, transparent et prévisible pour les deux parties.


Trois textes encadrent la vétusté en location meublée. Chacun joue un rôle précis.

La loi ALUR (24 mars 2014)

La loi ALUR (pour Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) est une loi majeure qui a profondément réformé le droit locatif en France. Elle a introduit l'encadrement des loyers, modernisé les règles de l'état des lieux et, pour notre sujet, ouvert la possibilité d'annexer une grille de vétusté au bail. La loi ALUR a modifié l'article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 pour introduire la possibilité d'annexer une grille de vétusté au bail. Le texte précise que "les parties peuvent convenir de l'application d'une grille de vétusté dès la signature du contrat". Le mot clé est "peuvent" : la grille est recommandée mais pas obligatoire.

Le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016

Ce décret précise les modalités d'établissement de l'état des lieux. Son article 4 fournit la définition officielle de la vétusté et confirme que les parties peuvent librement choisir leur grille de référence. Aucune grille officielle unique n'est imposée.

L'obligation du locataire et l'exception vétusté (art. 7(d))

L'article 7(d) de la loi du 6 juillet 1989 impose au locataire de "répondre des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du contrat" — sauf celles causées par vétusté, force majeure ou vice de construction. Autrement dit, le locataire est responsable des dégradations qu'il cause, mais pas de l'usure normale du temps. C'est le fondement même de la grille de vétusté : distinguer ce qui relève du locataire de ce qui relève du temps.

L'application aux locations meublées (art. 25-3 et 25-5)

L'article 25-3 de la loi du 6 juillet 1989 rend les dispositions relatives à l'état des lieux (dont la grille de vétusté) applicables aux locations meublées à titre de résidence principale. L'article 25-5 impose en plus un inventaire détaillé du mobilier, signé par les deux parties — document essentiel pour appliquer la vétusté aux meubles.

En résumé

La grille de vétusté n'est pas obligatoire, mais son absence est un facteur de risque majeur. Sans grille annexée au bail, c'est le juge qui apprécie souverainement la vétusté en cas de litige — avec une incertitude totale sur le résultat.

Recommandation LMNP.AI : annexez systématiquement une grille de vétusté à votre bail meublé, en y intégrant le mobilier et l'électroménager.

Les textes en un coup d'oeil

Texte Ce qu'il dit Application meublé
Art. 1755 Code civil Réparations locatives exclues si causées par vétusté Directement applicable
Loi ALUR 2014, art. 3-2 Les parties "peuvent convenir" d'une grille de vétusté Via art. 25-3
Décret 2016-382, art. 4 Définition officielle de la vétusté Directement applicable
Art. 25-3 loi 89-462 Rend le régime applicable aux locations meublées Clé pour le meublé
Art. 25-5 loi 89-462 Impose un inventaire détaillé du mobilier Spécifique au meublé
Art. 22 loi 89-462 Restitution du dépôt + pénalité 10 %/mois Via art. 25-6

3. Comment distinguer vétusté et dégradation ?

C'est la distinction la plus importante de ce guide. Mal la comprendre, c'est risquer soit de facturer un locataire pour de l'usure normale (abusif), soit de ne rien retenir pour une dégradation réelle (perte financière).

Pour faire simple, posez-vous cette question : "Ce problème serait-il survenu même avec un locataire exemplaire ?" Si la réponse est oui, c'est de la vétusté — le propriétaire assume. Si la réponse est non, c'est une dégradation — le locataire est responsable (mais la retenue est plafonnée par la grille de vétusté). Voici 10 exemples concrets pour ne plus jamais confondre.

Situation constatée Vétusté ou dégradation ? À la charge de...
Peinture jaunie et légèrement écaillée après 6 ans Vétusté Propriétaire
Trou de 10 cm dans le mur (cheville mal rebouchée) Dégradation Locataire
Moquette usée aux passages fréquents après 5 ans Vétusté Propriétaire
Brûlure de cigarette sur le parquet Dégradation Locataire
Joints de salle de bain noircis après 4 ans Vétusté Propriétaire
Porte intérieure enfoncée Dégradation Locataire
Robinet qui goutte après 12 ans d'utilisation Vétusté Propriétaire
Vitre brisée dans le séjour Dégradation Locataire
Matelas affaissé après 9 ans Vétusté Propriétaire
Tache indélébile de vin sur le canapé Dégradation Locataire

En clair : ce que vous devez retenir de ce tableau. Si le problème serait arrivé même sans locataire (ou avec un locataire parfait), c'est de la vétusté — le propriétaire assume. Si le problème est directement lié à un acte du locataire (choc, brûlure, casse, négligence manifeste), c'est une dégradation — le locataire paie, mais uniquement la valeur résiduelle après déduction de la vétusté. En cas de doute, la règle du bon sens s'applique : comparez l'état constaté avec ce qu'un logement identique, occupé le même nombre d'années par un locataire soigneux, présenterait normalement.

Attention : cas mixte vétusté + dégradation

Quand un élément est à la fois vétuste et dégradé, on applique d'abord la grille de vétusté pour déterminer la valeur résiduelle, puis on facture la dégradation sur cette valeur résiduelle uniquement. Exemple : un canapé de 8 ans (valeur résiduelle 20 %) taché par le locataire — la retenue porte sur 20 % du prix à neuf, pas sur 100 %.


4. Comment lire et appliquer une grille de vétusté ?

Le principe est simple : chaque élément du logement a une "date de péremption" théorique. Plus on se rapproche de cette date, moins le locataire est redevable en cas de dégradation. Concrètement, lire une grille de vétusté revient à se poser trois questions : quel est l'élément concerné ? Quel âge a-t-il ? Et quel pourcentage d'usure naturelle cela représente-t-il ?

Une grille de vétusté comprend quatre paramètres pour chaque élément du logement. Voici comment les lire et les utiliser.

Paramètre 1

Durée de vie théorique

Le nombre d'années pendant lesquelles l'élément est censé rester fonctionnel (ex : 7 ans pour la peinture, 15 ans pour le parquet).

Paramètre 2

Franchise (en années)

La période initiale pendant laquelle aucune vétusté n'est reconnue. L'élément est considéré comme neuf (ex : 1 an pour la peinture, 9 ans pour le parquet).

Paramètre 3

Taux annuel d'abattement

Le pourcentage de dépréciation par an, appliqué après la franchise (ex : 14 % par an pour la peinture, 14 % par an pour le parquet).

Paramètre 4

Part résiduelle

Certaines grilles prévoient un minimum incompressible (ex : 10 %) au-delà duquel la vétusté ne monte pas. Le locataire paie toujours au moins cette part en cas de dégradation.

Imaginez ces quatre paramètres comme les caractéristiques d'un produit de consommation. La durée de vie, c'est la date de péremption. La franchise, c'est la période de garantie pendant laquelle le fabricant (ici le locataire) assume tout. Le taux annuel, c'est la vitesse de dépréciation. Et la part résiduelle, c'est le prix plancher en dessous duquel la valeur ne descend jamais, même pour un objet très ancien.

La formule de calcul

Concrètement, le calcul de la vétusté fonctionne comme un compteur de kilomètres sur une voiture. Chaque année qui passe ajoute des "kilomètres" à l'élément, et sa valeur diminue en proportion. La franchise, c'est la garantie constructeur : pendant cette période, l'élément est considéré comme neuf et le locataire assume 100 % des réparations. Une fois la franchise dépassée, le compteur commence à tourner, et la part du propriétaire augmente chaque année.

Autrement dit, vous n'avez besoin que de trois informations pour faire le calcul : depuis combien de temps l'élément est en place, quelle est sa franchise, et quel est son taux annuel de dépréciation. Avec ces trois chiffres, une calculatrice suffit.

Formule de base :

Taux de vétusté = (Âge - Franchise) × Taux annuel

Montant à la charge du locataire :

Retenue = Coût réparation × (1 - Taux de vétusté)

Astuce de calcul

Si la franchise est de 0, la formule se simplifie : Taux de vétusté = Âge × Taux annuel. C'est le cas pour la plupart des meubles et de l'électroménager dans les grilles courantes. La franchise concerne surtout les éléments immobiliers à longue durée de vie (parquet : 9 ans, sanitaires : 14 ans).

Exemple rapide : une peinture de 5 ans (franchise 1 an, taux 14 % par an). Taux de vétusté = (5 - 1) × 14 % = 56 %. Sur 1 000 € de travaux de réfection, le locataire paie au maximum 1 000 × (1 - 0,56) = 440 €. Les 560 € restants correspondent à l'usure normale et restent à la charge du propriétaire.

En clair : ce que vous devez retenir en pratique. La formule se résume en une phrase : plus l'élément est vieux, moins le locataire paie. Pendant la franchise, le locataire paie tout. Après la franchise, chaque année réduit la part du locataire du taux annuel. Et quand l'élément atteint sa durée de vie théorique, le locataire ne paie plus rien, même s'il a causé des dégâts. Imaginez que vous achetiez un téléphone : le premier mois, vous le traitez comme un objet précieux. Après 3 ans, vous acceptez les rayures. Après 5 ans, vous savez qu'il faudra le changer. La grille de vétusté applique exactement cette logique à chaque élément du logement.

Si l'âge dépasse la durée de vie

Quand l'élément a dépassé sa durée de vie théorique, la vétusté est de 100 % (ou plafonnée à la part résiduelle si la grille en prévoit une). Aucune retenue ne peut être effectuée sur le locataire. La peinture de 8 ans avec une durée de vie de 7 ans = vétusté totale. Même si le locataire a laissé des traces sur les murs, le propriétaire ne peut rien retenir.


5. Grille de vétusté complète du logement (immobilier)

Cette grille reprend les durées de vie les plus couramment utilisées, issues principalement des accords collectifs du Groupe 3F (un des premiers bailleurs sociaux de France, dont les accords collectifs servent de référence dans de nombreux contentieux) et de l'OPAC de Paris (Office Public de l'Habitat de la Ville de Paris) — les deux grilles les plus citées par les tribunaux.

Le principe est simple : chaque ligne du tableau correspond à un élément du logement. Plus la durée de vie est longue, plus l'élément est considéré comme résistant au temps. Plus la franchise est longue, plus le bailleur est protégé pendant les premières années. Et plus le taux annuel est élevé, plus la dépréciation est rapide une fois la franchise dépassée. Concrètement, ce tableau est votre fiche de référence lors de chaque état des lieux de sortie.

Élément Durée de vie Franchise Taux/an
Peinture (murs et plafonds) 7 ans 1 an 14 %
Papier peint 7 ans 1 an 14 %
Faïence murale 16 ans 4 ans 8 %
Moquette 7 ans 1 an 14 %
Dalles plastiques / vinyle 10 ans 1 an 10 %
Parquet / carrelage 15 ans 9 ans 14 %
Portes intérieures 20 ans 9 ans 8 %
Volets PVC 7 ans 4 ans 25 %
Robinetterie 15 ans 4 ans 8 %
Sanitaires grès (WC, baignoire) 20 ans 14 ans 14 %
Serrure / cylindre 11 ans 4 ans 13 %
Tableau électrique 15 ans 5 ans 9 %
Prises et interrupteurs 15 ans 5 ans 9 %
Convecteur électrique 11 ans 5 ans 14 %
Chaudière / chauffe-eau 15 ans 5 ans 9 %

Sources : Accord collectif Groupe 3F, grille OPAC de Paris, barèmes Paris Habitat. Ces durées sont indicatives et peuvent varier selon les accords locaux.

En clair : ce que vous devez retenir de ce tableau. Les éléments qui s'usent le plus vite sont la peinture et la moquette (7 ans). Les éléments les plus durables sont les sanitaires, les menuiseries et le carrelage (15-25 ans). Plus la franchise est longue, plus le bailleur est protégé pendant les premières années. Gardez ce tableau sous la main lors de chaque état des lieux de sortie.

Tableau de lecture rapide : part à charge du locataire par année (logement)

Ce tableau vous donne directement le pourcentage du coût de remplacement que le locataire doit payer en fonction du nombre d'années d'occupation. C'est l'outil à avoir sous la main lors de chaque état des lieux de sortie.

Élément 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 6 ans 7 ans 8 ans 10 ans 12 ans 15 ans 20 ans
Peinture 100 % 86 % 72 % 58 % 44 % 30 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 %
Moquette 100 % 86 % 72 % 58 % 44 % 30 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 %
Dalles vinyle 100 % 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 0 % 0 % 0 % 0 %
Parquet / carrelage 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 86 % 58 % 0 % 0 %
Robinetterie 100 % 100 % 100 % 100 % 92 % 84 % 76 % 68 % 52 % 36 % 0 % 0 %
Sanitaires (WC, baignoire) 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 86 % 16 %
Portes intérieures 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 92 % 76 % 52 % 0 %
Convecteur / radiateur 100 % 100 % 100 % 100 % 100 % 86 % 72 % 58 % 30 % 0 % 0 % 0 %

Lecture : un chiffre en gras noir = le locataire paie 100 % (période de franchise). Un chiffre en vert 0 % = l'élément est totalement amorti, le locataire ne paie rien même en cas de dégradation.

Comment utiliser ce tableau : lors de l'état des lieux de sortie, identifiez la dégradation, trouvez l'élément dans la colonne de gauche, puis lisez le pourcentage correspondant au nombre d'années d'occupation du locataire. Multipliez ce pourcentage par le coût de remplacement pour obtenir le montant maximum de retenue autorisé. Exemple : peinture dégradée après 4 ans → 58 % de 400 EUR = 232 EUR de retenue maximum.

Tableau de lecture rapide : part à charge du locataire par année (mobilier meublé)

Mobilier 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 6 ans 7 ans 8 ans 10 ans
Matelas 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 0 %
Canapé 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 0 %
Table 93 % 86 % 79 % 72 % 65 % 58 % 51 % 44 % 30 %
Chaises 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 0 %
Réfrigérateur 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 0 %
Lave-linge 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 0 %
Plaques cuisson 90 % 80 % 70 % 60 % 50 % 40 % 30 % 20 % 0 %
Rideaux / voilages 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 %
Vaisselle / ustensiles 80 % 60 % 40 % 20 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 %

Pour le mobilier, les durées ne comportent généralement pas de franchise (la décote commence dès la première année). Les taux sont issus des usages professionnels et de la jurisprudence des tribunaux.

À retenir — les 3 seuils clés
  • 5 ans : rideaux, vaisselle, matériel d'entretien → totalement amortis, plus aucune retenue possible
  • 7 ans : peinture, moquette → totalement amorties, le locataire ne doit rien
  • 10 ans : matelas, canapé, électroménager → totalement amortis, remplacement à la charge du bailleur

6. Grille de vétusté du mobilier en location meublée

Contrairement au logement, aucune grille officielle ne couvre spécifiquement le mobilier. Les durées ci-dessous sont établies à partir des usages professionnels, des barèmes d'amortissement comptable (le PCG, ou Plan Comptable Général, fixe des durées de référence pour chaque catégorie de bien) et de la doctrine des tribunaux. Elles couvrent les 11 équipements obligatoires du décret 2015-981 ainsi que les éléments couramment présents en location meublée.

En clair, cette grille du mobilier est celle que vous ne trouverez nulle part ailleurs dans les textes officiels. LMNP.AI l'a construite en croisant les sources les plus fiables : les barèmes comptables qui servent à amortir ces biens, les durées retenues par les juges dans les contentieux, et les pratiques des professionnels de la gestion locative. La colonne "Obligatoire" vous indique si l'élément fait partie des 11 équipements imposés par le décret 2015-981 en location meublée — autrement dit, ceux que vous devez absolument fournir au locataire.

Mobilier / Équipement Durée de vie Taux/an Obligatoire ?
Matelas 10 ans 10 % Oui
Sommier / cadre de lit 15 ans 7 % Oui
Couette / couverture 5 ans 20 % Oui
Canapé 10 ans 10 % Non
Table 15 ans 7 % Oui
Chaises / sièges 10 ans 10 % Oui
Étagères de rangement 15 ans 7 % Oui
Luminaires 10 ans 10 % Oui
Rideaux / voilages 5 ans 20 % Oui
Réfrigérateur (+ congélateur) 10 ans 10 % Oui
Plaques de cuisson 10 ans 10 % Oui
Four / micro-ondes 10 ans 10 % Oui
Lave-linge 10 ans 10 % Non
Vaisselle / ustensiles 5 ans 20 % Oui
Matériel d'entretien (aspirateur, balai) 5 ans 20 % Oui

Sources : usages professionnels, barèmes d'amortissement comptable (PCG), jurisprudence des tribunaux d'instance. La colonne "Obligatoire" renvoie au décret 2015-981 sur les 11 équipements imposés en location meublée.

En clair : ce que vous devez retenir. Les textiles (rideaux, couettes) s'usent vite : 5 ans de durée de vie, 20 % par an. Après 4 ans de location, un rideau a perdu 80 % de sa valeur. Le mobilier lourd (table, étagères) dure plus longtemps : 15 ans. L'électroménager se situe entre les deux à 10 ans. En location meublée, ces postes représentent souvent l'essentiel des retenues à la sortie — d'où l'importance d'avoir une grille précise qui couvre le mobilier.

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7. Focus : quelle vétusté pour la peinture ?

La peinture est le poste de litige n° 1 entre bailleur et locataire. C'est aussi le plus simple à trancher avec une grille de vétusté. En clair, la peinture vieillit naturellement : elle jaunit sous l'effet de la lumière, s'écaille dans les pièces humides et perd son éclat avec le temps. Après 7 ans, même dans un logement parfaitement entretenu, il faut repasser une couche. Ce n'est la faute de personne — et la grille de vétusté traduit cette réalité en chiffres.

7 ans

Durée de vie

1 an

Franchise

14 %/an

Taux d'abattement

Exemple 1 : locataire parti après 2 ans

Vétusté = (2 - 1) × 14 % = 14 %. Coût de réfection = 1 500 €. Retenue maximale = 1 500 × (1 - 0,14) = 1 290 €. Le locataire paie jusqu'à 1 290 € si la dégradation est avérée.

Exemple 2 : locataire parti après 5 ans

Vétusté = (5 - 1) × 14 % = 56 %. Coût de réfection = 1 500 €. Retenue maximale = 1 500 × (1 - 0,56) = 660 €. Plus de la moitié du coût correspond à l'usure normale.

Exemple 3 : locataire parti après 7 ans ou plus

Vétusté = (7 - 1) × 14 % = 84 %. Mais la durée de vie est atteinte : la vétusté est plafonnée à 100 %. La peinture est considérée comme totalement usée. Aucune retenue possible, même si les murs sont sales. Le propriétaire devait de toute façon refaire la peinture.

Conseil LMNP.AI

Pour un investisseur LMNP, le coût de réfection de la peinture entre deux locataires est une charge déductible au régime réel BIC (compte 615). Si le locataire part après 7 ans sans que vous ne puissiez retenir quoi que ce soit, le coût de réfection viendra au moins réduire votre bénéfice imposable. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur la comptabilité LMNP.


8. Focus : quelle vétusté pour l'électroménager ?

En location meublée, l'électroménager est un poste fréquent de dégradation et de remplacement. Concrètement, un réfrigérateur ou un lave-linge ont une durée de vie moyenne de 10 ans. Passé ce cap, les pannes se multiplient et le remplacement devient inévitable, même sans mauvaise utilisation. La grille de vétusté permet au bailleur de savoir exactement combien il peut retenir en cas de casse prématurée — et au locataire de ne pas payer pour un appareil qui arrivait en fin de vie.

Voici les durées de vie à retenir et deux exemples chiffrés. Notez que tous les appareils électroménagers courants convergent vers la même durée de vie de 10 ans — c'est la norme du secteur, confirmée aussi bien par les fabricants que par les statistiques de pannes. C'est un peu comme la garantie légale de conformité de 2 ans, mais étendue sur une échelle de temps plus longue : après 10 ans, il est normal qu'un appareil tombe en panne.

Appareil Durée de vie Vétusté à 5 ans Vétusté à 8 ans
Réfrigérateur 10 ans 50 % 80 %
Lave-linge 10 ans 50 % 80 %
Plaques de cuisson 10 ans 50 % 80 %
Four / micro-ondes 10 ans 50 % 80 %
Lave-vaisselle 10 ans 50 % 80 %

En clair : ce que vous devez retenir de ce tableau. Tous les appareils électroménagers ont la même durée de vie de 10 ans et le même taux de 10 %/an. Le calcul est donc très simple : un appareil de 5 ans a 50 % de vétusté, un appareil de 8 ans a 80 %, et un appareil de 10 ans ou plus est totalement amorti. Plus l'appareil est ancien, moins la retenue est élevée — et après 10 ans, le remplacement est intégralement à la charge du propriétaire.

Exemple : lave-linge cassé après 8 ans

Le lave-linge a 8 ans (durée de vie 10 ans, taux 10 %/an). Vétusté = 8 × 10 % = 80 %. Coût de remplacement = 450 €. Retenue maximale = 450 × (1 - 0,80) = 90 €. Le locataire ne paie que 90 € sur les 450 € de remplacement.

Exemple : plaques de cuisson endommagées après 3 ans

Les plaques ont 3 ans (durée de vie 10 ans, taux 10 %/an). Vétusté = 3 × 10 % = 30 %. Coût de remplacement = 300 €. Retenue maximale = 300 × (1 - 0,30) = 210 €.


9. Comparatif : OPAC Paris vs Groupe 3F vs Paris Habitat

Aucune grille officielle unique n'existe en France. Les trois grilles les plus utilisées proviennent d'accords collectifs de bailleurs sociaux — des organismes HLM (Habitations à Loyer Modéré) qui gèrent des centaines de milliers de logements et ont donc une expertise statistique sur la durée de vie réelle des équipements. Ces grilles sont couramment reprises par les bailleurs privés et citées par les tribunaux.

Concrètement, la différence entre ces trois grilles est comparable à celle entre trois compagnies d'assurance : le produit est le même, mais les conditions varient légèrement. L'OPAC de Paris est un peu plus favorable au locataire (franchises plus courtes, donc la vétusté commence plus tôt). Le Groupe 3F est plus favorable au bailleur (franchises plus longues, le locataire paie plus longtemps 100 %). Paris Habitat se situe entre les deux. Voici un comparatif sur les éléments les plus courants.

Élément OPAC Paris Groupe 3F Paris Habitat
Peinture 7 ans (1 an, 15 %) 7 ans (1 an, 14 %) 7 ans (1 an, 14 %)
Moquette 7 ans (1 an, 15 %) 7 ans (1 an, 14 %) 7 ans (1 an, 14 %)
Parquet 15 ans (5 ans, 10 %) 15 ans (9 ans, 14 %) 15 ans (7 ans, 12 %)
Robinetterie 12 ans (3 ans, 10 %) 15 ans (4 ans, 8 %) 15 ans (5 ans, 9 %)
Sanitaires 20 ans (10 ans, 10 %) 20 ans (14 ans, 14 %) 20 ans (12 ans, 12 %)
Portes intérieures 20 ans (8 ans, 8 %) 20 ans (9 ans, 8 %) 20 ans (10 ans, 10 %)

Format : durée de vie (franchise, taux annuel). Les écarts entre grilles sont minimes sur la peinture et la moquette, mais significatifs sur le parquet et la robinetterie.

Quelle grille choisir ?

En tant que bailleur LMNP, vous pouvez utiliser n'importe quelle grille reconnue ou créer la vôtre. La grille du Groupe 3F est la plus citée dans la jurisprudence et la plus favorable au bailleur (franchises plus longues). Celle de l'OPAC de Paris est légèrement plus favorable au locataire. Le plus important est d'annexer une grille au bail — quelle qu'elle soit.

En clair : ce que vous devez retenir. Les trois grilles les plus utilisées en France convergent largement sur la peinture et la moquette (7 ans de durée de vie, 14-15 % par an). Les écarts se creusent sur le parquet (franchise de 5 à 9 ans selon la grille) et la robinetterie (12 à 15 ans de durée de vie). Pour un investisseur LMNP, le choix de la grille a un impact modéré — l'essentiel est d'en avoir une, signée par les deux parties.


10. 5 cas pratiques chiffrés étape par étape

Pour chaque cas, nous appliquons la formule complète : identification de l'élément dégradé, calcul du taux de vétusté, détermination de la valeur résiduelle, et montant maximum de la retenue sur le dépôt de garantie. Ces exemples reprennent les durées de vie des grilles présentées dans les sections précédentes.

Prenons un exemple concret pour illustrer la démarche. Sophie a investi dans un T2 meublé à Lyon. Son locataire quitte le logement après 5 ans. À l'état des lieux de sortie, Sophie constate que le canapé est taché, la peinture du séjour est abîmée et le lave-linge ne fonctionne plus. Sans grille de vétusté, Sophie serait tentée de retenir le coût total de remplacement — soit plus de 2 500 €. Avec la grille, elle va constater que la retenue légitime est bien inférieure. Voyons comment calculer chaque poste.

Cas 1 : Canapé taché après 5 ans

Premier constat de Sophie : une large tache de sauce sur le canapé. Sophie avait payé ce canapé 800 € neuf. Sa première réaction serait de retenir 800 €, mais la grille dit autre chose.

  • Élément : canapé, valeur neuf 800 €, durée de vie 10 ans, taux 10 %/an
  • Vétusté : 5 × 10 % = 50 %
  • Valeur résiduelle : 800 × (1 - 0,50) = 400 €
  • Retenue maximale : 400 € (sur justificatif : devis de nettoyage ou remplacement)

Autrement dit, après 5 ans d'usage normal, le canapé a déjà perdu la moitié de sa valeur. Sophie ne peut retenir que 400 € — pas 800 €.

Cas 2 : Peinture dégradée après 6 ans

Deuxième constat : la peinture du séjour est abîmée avec des traces noires et des éclats. Le devis de réfection s'élève à 2 000 €. Mais attention : la peinture a 6 ans sur une durée de vie de 7 ans — elle était de toute façon presque en fin de vie.

  • Élément : peinture murs séjour, coût réfection 2 000 €, durée 7 ans, franchise 1 an, taux 14 %
  • Vétusté : (6 - 1) × 14 % = 70 %
  • Retenue maximale : 2 000 × (1 - 0,70) = 600 €

En clair, 70 % du coût de réfection correspond à de l'usure normale. Sophie ne peut retenir que 600 € sur 2 000 €.

Cas 3 : Lave-linge hors service après 8 ans

Troisième constat : le lave-linge ne fonctionne plus. Le locataire affirme qu'il a "juste arrêté de marcher". C'est possible après 8 ans, mais un expert constate que le tambour a été surchargé régulièrement. Il y a bien une part de responsabilité du locataire — mais la vétusté réduit considérablement la facture.

  • Élément : lave-linge, remplacement 500 €, durée 10 ans, taux 10 %
  • Vétusté : 8 × 10 % = 80 %
  • Retenue maximale : 500 × (1 - 0,80) = 100 €

Après 8 ans, le lave-linge a déjà vécu 80 % de sa durée de vie. Sophie ne peut retenir que 100 € sur les 500 € de remplacement.

Cas 4 : Parquet rayé après 12 ans

Quatrième constat : le parquet du séjour est profondément rayé par des meubles déplacés sans protection. Le ponçage-vitrification coûte cher, mais la franchise du parquet est de 9 ans — ce qui signifie que la vétusté ne commence qu'à la dixième année.

  • Élément : parquet, ponçage-vitrification 3 000 €, durée 15 ans, franchise 9 ans, taux 14 %
  • Vétusté : (12 - 9) × 14 % = 42 %
  • Retenue maximale : 3 000 × (1 - 0,42) = 1 740 €

Le parquet est un matériau robuste avec une longue franchise. Même après 12 ans, la vétusté n'est "que" de 42 %. C'est le poste le plus cher de tous les cas pratiques.

Cas 5 : Rideaux déchirés après 4 ans

Cinquième et dernier constat : les rideaux du séjour sont déchirés. À 200 € de remplacement, cela semble modeste. Mais les rideaux ont une durée de vie courte (5 ans) et un taux élevé (20 %/an) — la vétusté joue fortement.

  • Élément : rideaux, remplacement 200 €, durée 5 ans, taux 20 %
  • Vétusté : 4 × 20 % = 80 %
  • Retenue maximale : 200 × (1 - 0,80) = 40 €

Les textiles se déprécient vite. Après 4 ans sur 5 de durée de vie, les rideaux ont perdu 80 % de leur valeur. Sophie ne récupère que 40 €.

Notez que plus l'élément est ancien, plus la vétusté est élevée et plus la retenue diminue. C'est la logique même du système : un élément qui approche de sa fin de vie aurait de toute façon dû être remplacé par le propriétaire. Le locataire ne doit pas financer le renouvellement normal du mobilier et des équipements.

Pour aller plus loin, le cas pratique complet ci-dessous applique cette méthode sur 5 postes simultanément — comme dans un vrai état des lieux de sortie.


11. Cas complet : T2 meublé après 4 ans — application sur 5 postes

Voici un cas complet, tel qu'un propriétaire LMNP pourrait le rencontrer à la fin d'un bail de 4 ans dans un T2 meublé. Marc a acheté ce T2 en résidence étudiante près de la gare de Lille. Son locataire, Thomas, a été un bon locataire pendant 4 ans mais un usage normal laisse des traces. À l'état des lieux de sortie, Marc constate cinq points de dégradation. Grâce à la grille de vétusté annexée au bail, il sait exactement ce qu'il peut retenir — et ce qu'il ne peut pas.

Contexte

  • T2 meublé, loyer 750 €/mois, dépôt de garantie : 1 500 € (2 mois)
  • Locataire présent pendant 4 ans
  • 5 postes de dégradation constatés à l'état des lieux de sortie
Poste Coût neuf Vétusté Retenue
Peinture séjour (franchise 1 an, 14 %/an) 1 200 € (4-1) × 14 % = 42 % 696 €
Moquette chambre (franchise 1 an, 14 %/an) 600 € (4-1) × 14 % = 42 % 348 €
Canapé taché (10 %/an) 800 € 4 × 10 % = 40 % 480 €
Rideaux déchirés (20 %/an) 150 € 4 × 20 % = 80 % 30 €
Plaques cuisson endommagées (10 %/an) 300 € 4 × 10 % = 40 % 180 €
TOTAL 3 050 € 1 734 €

Bilan

Dépôt de garantie : 1 500 €

Retenues justifiées après vétusté : 1 734 €

Le bailleur retient la totalité du dépôt (1 500 €) et peut réclamer les 234 € restants au locataire par lettre recommandée.

Sans grille de vétusté, le bailleur aurait pu être tenté de retenir 3 050 € (le coût neuf), soit 2 fois trop. Le locataire aurait contesté — et gagné.

Ce cas illustre l'intérêt concret de la grille de vétusté. Le bailleur récupère un montant justifié et défendable en justice. Le locataire n'est pas surfacturé pour de l'usure normale. Les deux parties y gagnent en transparence.

En clair : ce que ce cas complet vous apprend. Sur 3 050 € de dégradations au prix neuf, la retenue légitime n'est que de 1 734 € — soit 43 % du total. Autrement dit, 57 % du coût correspond à de l'usure normale que le propriétaire devait de toute façon assumer. C'est la raison pour laquelle un bailleur qui retient 3 050 € perdrait en justice : le juge appliquerait la vétusté d'office et pourrait même condamner le bailleur à des pénalités de retard. Avec la grille, Marc sait exactement combien il peut retenir, il le justifie avec des devis, et il est serein.

Conseil LMNP.AI pour les propriétaires

Préparez un tableau de calcul de vétusté avant l'état des lieux de sortie. Pour chaque élément du logement et du mobilier, notez : la date d'installation (ou de dernière rénovation), la durée de vie retenue dans votre grille, le taux annuel d'abattement. Lors de l'état des lieux, vous n'aurez plus qu'à appliquer la formule. Cela professionnalise votre gestion et limite les contestations.

Comment présenter les retenues au locataire ?

Le bailleur doit adresser au locataire un décompte détaillé justifiant chaque retenue, dans le délai de restitution du dépôt de garantie (1 ou 2 mois selon le cas). Ce décompte doit inclure :

  • La description de chaque dégradation (avec photo si possible)
  • Le coût de réparation ou remplacement (devis ou facture)
  • L'application de la grille de vétusté : âge de l'élément, franchise, taux, montant résiduel
  • Le montant retenu (valeur résiduelle uniquement)

12. Quel impact de la vétusté sur le dépôt de garantie ?

La vétusté a un impact direct sur le montant des retenues que le bailleur peut effectuer sur le dépôt de garantie. Voici les règles essentielles.

Le dépôt de garantie en location meublée

  • Montant maximum : 2 mois de loyer hors charges (art. 25-6 loi 89-462)
  • Délai de restitution : 1 mois si l'état des lieux de sortie est conforme, 2 mois s'il y a des dégradations (art. 22)
  • Pénalité de retard : 10 % du loyer mensuel par mois de retard commencé (automatique, sans mise en demeure)

Ce que le bailleur peut retenir

Le principe est simple : le bailleur ne peut retenir que le montant correspondant à la valeur résiduelle après application de la vétusté, et uniquement sur présentation de justificatifs (devis ou factures). Imaginez que vous alliez chez le garagiste après un accrochage : l'assurance ne vous rembourse pas le prix d'une voiture neuve, mais la valeur de votre véhicule au moment de l'accident, déduction faite de l'usure. C'est exactement le même principe. Une retenue forfaitaire "au doigt mouillé" est contestable et sera très probablement rejetée par le juge.

Erreur fréquente — Retenue sans justificatif

La Cour de cassation (3e civ., 1er juin 2022, n° 21-13.245) a rappelé que le bailleur ne peut retenir sur le dépôt de garantie que les sommes correspondant à des dégradations réellement constatées et justifiées. Les retenues forfaitaires sans devis ni facture sont systématiquement annulées.

Tableau récapitulatif : vétusté et restitution du dépôt

Ce tableau résume les cinq situations types que vous rencontrerez en tant que bailleur, avec pour chacune le délai de restitution et le type de retenue autorisé. L'article 1731 du Code civil, mentionné ci-dessous, est un texte ancien mais toujours en vigueur : il crée une présomption de bon état du logement en faveur du locataire lorsqu'aucun état des lieux d'entrée n'a été réalisé. Autrement dit, si vous oubliez de faire l'état des lieux d'entrée, le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état — et vous ne pourrez rien retenir à la sortie.

Situation à la sortie Délai restitution Retenue autorisée
État des lieux conforme 1 mois Aucune (restitution intégrale)
Dégradations constatées + grille annexée 2 mois Valeur résiduelle après vétusté, sur justificatifs
Dégradations constatées + pas de grille 2 mois Appréciation souveraine du juge si contestation
Pas d'état des lieux d'entrée 1 mois Aucune (présomption de bon état, art. 1731 CC)
Élément au-delà de sa durée de vie Aucune (vétusté 100 %)

Pour un guide complet sur le dépôt de garantie en location meublée (montant, délais, pénalités, procédure de restitution), consultez notre article dédié sur le dépôt de garantie en location meublée.

Guide connexe LMNP.AI

Pour maitriser le montant, les délais de restitution et la pénalité de 10 % en cas de retard, consultez notre guide complet sur le dépôt de garantie en location meublée. Retrouvez également la liste des 11 équipements obligatoires en location meublée pour vérifier que votre inventaire est complet.


13. Comment documenter la vétusté dans l'état des lieux ?

La grille de vétusté ne sert à rien si l'état des lieux n'est pas rigoureusement établi. Voici les bonnes pratiques.

À l'entrée

  • Photographier chaque pièce et chaque meuble avec horodatage
  • Décrire l'état précisément : "peinture murs séjour : bon état, blanche, sans traces" — pas "RAS"
  • Compléter l'inventaire du mobilier (obligatoire en meublé, art. 25-5) avec l'état de chaque élément
  • Noter la date de pose ou d'installation si connue (permet de calculer l'âge à la sortie)
  • Annexer la grille de vétusté au bail, signée par les deux parties

À la sortie

En cas de désaccord sur l'état du logement à la sortie, chaque partie peut faire appel à un commissaire de justice (anciennement appelé huissier de justice) pour établir un état des lieux contradictoire. Ce professionnel assermenté produit un constat qui a une force probante supérieure devant le tribunal. Le coût est partagé entre bailleur et locataire.

  • Comparer pièce par pièce avec l'état des lieux d'entrée
  • Photographier chaque dégradation constatée
  • Appliquer la grille immédiatement : calculer la vétusté pour chaque poste et noter le montant résiduel
  • Faire signer les deux parties sur le montant des retenues prévues

Astuce LMNP.AI

Utilisez une application d'état des lieux numérique (Startloc, ImmoPad, Check & Visit) qui intègre automatiquement les calculs de vétusté. Vous gagnez du temps et vous disposez d'un document juridiquement solide avec photos horodatées et comparaison entrée/sortie automatique.

Guide connexe LMNP.AI

Pour un modèle complet d'état des lieux avec inventaire du mobilier et grille de vétusté intégrée, consultez notre guide sur l'état des lieux en location meublée.


14. Vétusté et amortissement LMNP : deux notions à ne pas confondre

C'est l'une des confusions les plus fréquentes chez les investisseurs LMNP. La vétusté et l'amortissement décrivent tous deux une perte de valeur dans le temps, mais ils n'ont ni le même objectif, ni les mêmes durées, ni les mêmes conséquences.

Pour comprendre la différence, imaginez deux registres distincts pour le même objet. Le premier registre, c'est la vétusté : il mesure combien l'objet vaut encore dans la relation entre vous et votre locataire. Le second registre, c'est l'amortissement : il mesure combien vous pouvez déduire de vos impôts chaque année. Les deux registres partent du même prix d'achat, mais ils avancent à des rythmes différents et servent à des choses complètement différentes. En clair, la vétusté parle au locataire, l'amortissement parle au fisc.

Pour rappel, l'amortissement en LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) est un mécanisme comptable prévu par le Code Général des Impôts (CGI, articles 39-1 et 39C) qui permet de répartir le coût d'acquisition d'un bien sur sa durée d'utilisation prévisible. C'est l'un des principaux avantages du régime réel BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) en location meublée.

Critère Vétusté Amortissement LMNP
Objectif Déterminer la part d'usure normale (relation bailleur-locataire) Réduire le bénéfice imposable BIC (relation contribuable-fisc)
Base juridique Loi 89-462, décret 2016-382, art. 1755 Code civil Art. 39-1, 39C et 39B du CGI, PCG
Durée — Peinture 7 ans Non amortissable (charge d'entretien)
Durée — Canapé 10-15 ans 5-7 ans
Durée — Réfrigérateur 10 ans 5-7 ans
Durée — Parquet 15 ans 15-20 ans (composant Agencements)
Conséquence Limite la retenue sur le dépôt de garantie Réduit l'impôt sur le revenu BIC

En clair : ce que vous devez retenir. L'amortissement et la vétusté sont deux mondes différents. L'amortissement est votre allié fiscal : il réduit votre impôt en étalant le coût d'achat sur quelques années. La vétusté est votre cadre juridique : elle détermine ce que vous pouvez retenir sur le dépôt de garantie du locataire. Les deux coexistent sans se contredire. Un bien peut être "totalement amorti" (VNC = 0 €, c'est-à-dire une Valeur Nette Comptable nulle — le bien est "amorti" dans les livres de comptes) tout en ayant encore une valeur résiduelle vétusté de 30 %.

Prenons un exemple concret pour bien comprendre. Vous achetez un réfrigérateur à 600 € pour votre meublé. Côté amortissement, vous le déduisez sur 5 ans (120 €/an). Après 5 ans, sa VNC est à 0 € — vous avez récupéré fiscalement les 600 €. Côté vétusté, la durée de vie est de 10 ans (10 %/an). Après 5 ans, la vétusté est de 50 %. Si le locataire casse le frigo à ce moment-là, vous pouvez retenir 300 € (50 % de 600 €) sur son dépôt de garantie, même si le bien est "amorti à zéro" dans votre comptabilité. L'amortissement n'a aucun impact sur le calcul de la retenue — ce sont deux logiques indépendantes.

Point clé

Un canapé s'amortit comptablement sur 5-7 ans (il est "amorti" fiscalement et sa VNC est à zéro), mais sa durée de vie "vétusté" est de 10-15 ans. Si le locataire le casse après 8 ans, le canapé est déjà entièrement amorti fiscalement — mais sa valeur résiduelle vétusté est encore de 20 à 30 %. Le bailleur peut retenir cette valeur résiduelle sur le dépôt, tout en ayant déjà déduit la totalité de la charge en amortissement.

Pour en savoir plus sur les durées d'amortissement par composant, consultez le guide LMNP.AI sur l'amortissement LMNP et la comptabilité LMNP. Pour évaluer l'impact de la vétusté et du renouvellement du mobilier sur votre rentabilité globale, testez notre simulateur de rentabilité locative LMNP.

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15. La vétusté s'applique-t-elle en location saisonnière ?

Non, pas directement. La loi du 6 juillet 1989 et ses dispositions sur la vétusté (art. 3-2, 25-3) ne s'appliquent qu'aux locations à titre de résidence principale. La location saisonnière (meublé de tourisme, Airbnb) relève du Code civil et du Code du tourisme.

En pratique : comment gérer la vétusté en saisonnier ?

  • Pas de grille légale obligatoire, mais rien n'interdit d'en utiliser une contractuellement
  • Intégrer une clause de vétusté dans les conditions générales de location ou le règlement intérieur
  • Documenter l'état du logement et du mobilier avec photos horodatées avant chaque séjour
  • Prévoir un dépôt de garantie ou une caution en ligne (Swikly, Superhog) — le locataire saisonnier n'a pas la même protection que le locataire résidentiel

Astuce pour les loueurs saisonniers

En location saisonnière, la rotation rapide des locataires (parfois chaque semaine) accélère considérablement l'usure du mobilier. Prévoyez un budget de renouvellement de 5 à 10 % de vos recettes annuelles pour remplacer les éléments usés. Ce coût est intégralement déductible au régime réel BIC et constitue une charge d'exploitation normale.

Quelle différence avec les plateformes de type Airbnb ?

Les plateformes comme Airbnb, Booking et Abritel proposent leurs propres mécanismes de protection (AirCover chez Airbnb, par exemple). Ces garanties sont contractuelles et indépendantes de la loi de 1989. Elles fonctionnent sur un système de réclamation dans un délai court après le séjour (14 jours chez Airbnb). Le bailleur doit fournir des preuves photographiques et des devis. Il n'y a pas de grille de vétusté imposée, mais la plateforme peut appliquer un coefficient de vétusté lors du calcul de l'indemnisation.

Impact fiscal de la vétusté pour le loueur saisonnier LMNP

Même si la grille de vétusté ne s'applique pas légalement en saisonnier, la notion de durée de vie reste pertinente sur le plan fiscal. Les dépenses de remplacement de mobilier sont déductibles au régime réel :

  • Remplacement à l'identique (même type de meuble) : charge déductible immédiate si valeur unitaire < 500 € HT
  • Remplacement par un bien de qualité supérieure : à amortir sur la durée d'utilisation prévue
  • Renouvellement complet du mobilier : à amortir par composant (5 à 15 ans selon les éléments)

Pour approfondir les règles comptables et fiscales, consultez le guide LMNP.AI sur la comptabilité LMNP.


16. Jurisprudence : 5 arrêts clés sur la vétusté

La loi pose le cadre, mais ce sont les tribunaux qui précisent les règles au fil des litiges. En clair, même si vous ne lisez jamais de jurisprudence, ces cinq décisions définissent concrètement ce que vous pouvez (et ne pouvez pas) faire en tant que bailleur. Elles constituent le socle sur lequel s'appuie tout juge saisi d'un litige sur la vétusté.

La jurisprudence précise les contours de la vétusté et les obligations du bailleur. Voici les cinq décisions les plus importantes.

1. Cass. 3e civ., 1er juin 2022, n° 21-13.245

Principe : le bailleur ne peut retenir sur le dépôt de garantie que les sommes correspondant à des dégradations réellement constatées et justifiées par des devis ou factures. Les retenues forfaitaires sans justificatif sont annulées. L'application de la grille de vétusté est une bonne pratique qui sécurise le bailleur.

2. Cass. 3e civ., 30 novembre 2023, n° 21-23.173

Principe : la charge de la preuve des dégradations incombe au bailleur. Sans état des lieux d'entrée ou en cas d'état des lieux incomplet, le bailleur ne peut pas démontrer que les dégradations sont imputables au locataire. La grille de vétusté ne compense pas l'absence d'état des lieux.

3. Cass. 3e civ., 3 avril 2001, n° 99-13.668

Principe : l'article 1755 du Code civil exonère le locataire des réparations causées par la vétusté ou la force majeure. Le bailleur ne peut pas imputer au locataire des travaux qui auraient été nécessaires de toute façon en raison de l'ancienneté des matériaux.

4. Cass. 3e civ., 5 octobre 2017, n° 16-21.743

Principe : en l'absence d'état des lieux d'entrée, l'article 1731 du Code civil crée une présomption de bon état au profit du locataire. Le bailleur qui néglige l'état des lieux d'entrée ne peut pas ensuite invoquer des dégradations pour retenir le dépôt.

5. CA Paris, 10 mars 2020, n° 18/22145

Principe : le juge peut appliquer d'office un abattement pour vétusté même si aucune grille n'est annexée au bail. Le tribunal a retenu un taux de vétusté de 50 % sur la peinture d'un logement occupé 5 ans, réduisant la retenue du bailleur de moitié. Preuve qu'annexer une grille au bail est toujours préférable à laisser le juge décider.

Synthèse jurisprudentielle

Arrêt Principe retenu Conséquence pratique
Cass. 1/06/2022 Retenues sur justificatifs uniquement Toujours joindre devis ou factures
Cass. 30/11/2023 Charge de la preuve sur le bailleur Documenter et photographier tout
Cass. 3/04/2001 Art. 1755 CC : vétusté exonère le locataire Ne jamais facturer l'usure normale
Cass. 5/10/2017 Présomption de bon état sans EDL d'entrée Faire systématiquement l'EDL d'entrée
CA Paris 10/03/2020 Le juge peut appliquer la vétusté d'office Annexer une grille pour garder le contrôle

En clair : ce que vous devez retenir de ces cinq décisions. Les tribunaux appliquent une logique constante et sans surprise : le bailleur doit prouver les dégradations (pas l'inverse), les retenues doivent être justifiées par des devis ou factures (pas de montants forfaitaires), et la vétusté s'applique toujours — avec ou sans grille annexée au bail. Autrement dit, le juge ne vous fera aucun cadeau si vous ne jouez pas le jeu de la transparence. En revanche, un bailleur qui annexe une grille, documente tout avec des photos et produit des devis est en position de force devant le tribunal.

Pensez à ces cinq arrêts comme aux cinq règles d'or du bailleur prudent : (1) justifiez tout, (2) prouvez tout, (3) ne facturez jamais l'usure normale, (4) faites toujours un état des lieux d'entrée, et (5) annexez une grille pour garder le contrôle du calcul plutôt que de le laisser au juge.

Ce que les tribunaux exigent systématiquement

1. Un état des lieux d'entrée détaillé et signé par les deux parties

2. Un état des lieux de sortie comparatif (pièce par pièce, meuble par meuble)

3. Des justificatifs de retenue (devis ou factures, pas de montants forfaitaires)

4. L'application d'un abattement pour vétusté sur les éléments anciens

5. En location meublée : un inventaire du mobilier (art. 25-5) avec état de chaque élément


17. 10 erreurs fréquentes sur la grille de vétusté

Que vous soyez propriétaire ou locataire, ces erreurs sont les plus courantes dans les litiges liés à la vétusté. En les connaissant à l'avance, vous éviterez la majorité des conflits et sécuriserez la gestion de vos locations meublées. LMNP.AI a compilé les erreurs les plus fréquemment sanctionnées par les tribunaux et les Commissions Départementales de Conciliation.

Erreur 1 — Ne pas annexer de grille au bail

Sans grille, le juge apprécie librement la vétusté. Le résultat est imprévisible. Annexez toujours une grille signée par les deux parties.

Erreur 2 — Confondre vétusté et dégradation

La peinture jaunie après 6 ans, c'est de la vétusté. Un mur tagué, c'est une dégradation. Seules les dégradations (après abattement vétusté) sont à la charge du locataire.

Erreur 3 — Retenir le prix à neuf sans abattement

Facturer 800 € pour un canapé de 8 ans est abusif. La valeur résiduelle après vétusté est de 160 € (80 % de vétusté). C'est le maximum légalement recouvrable.

Erreur 4 — Ne pas appliquer la franchise

La franchise est la période "sans vétusté". Oublier d'en tenir compte fausse tout le calcul. Vérifiez toujours : âge supérieur à la franchise ?

Erreur 5 — Retenue forfaitaire sans justificatif

Retenir 500 € "pour les traces sur les murs" sans devis ni facture sera systématiquement annulé en justice (Cass. 3e civ., 1/06/2022).

Erreur 6 — Appliquer la vétusté à une dégradation volontaire

Un trou de 20 cm dans une cloison n'est pas de la vétusté, même si le mur a 10 ans. La vétusté ne s'applique qu'à l'usure normale et au temps qui passe.

Erreur 7 — Oublier l'inventaire du mobilier en location meublée

Sans inventaire signé à l'entrée (obligatoire, art. 25-5), le bailleur ne peut pas prouver l'état initial du mobilier et ne pourra rien retenir à la sortie.

Erreur 8 — Utiliser la même grille pour le logement et le mobilier

Les durées de vie sont très différentes : 15-20 ans pour le parquet, 5 ans pour les rideaux. Utilisez un tableau détaillé pour chaque catégorie.

Erreur 9 — Ne pas noter la date d'installation des équipements

Sans date d'installation, impossible de calculer l'âge et donc la vétusté. Conservez les factures d'achat et notez la date dans l'inventaire.

Erreur 10 — Confondre vétusté et amortissement fiscal

L'amortissement réduit votre impôt. La vétusté limite vos retenues sur le dépôt. Les durées sont différentes. Un meuble "totalement amorti" peut encore avoir une valeur résiduelle pour la vétusté.


18. 5 mythes à déconstruire sur la vétusté en location

De nombreuses idées reçues circulent sur la vétusté, aussi bien chez les propriétaires que chez les locataires. Certaines sont tenaces et peuvent mener à des erreurs coûteuses. Voici les cinq mythes les plus répandus — et la réalité juridique derrière chacun.

FAUX

"La grille de vétusté est obligatoire"

La loi ALUR (art. 3-2 de la loi du 6 juillet 1989) utilise le verbe "peuvent" : les parties peuvent convenir d'une grille de vétusté. Il n'y a aucune obligation. En revanche, sans grille, c'est le juge qui apprécie souverainement la vétusté en cas de litige — ce qui rend le résultat imprévisible. Annexer une grille au bail meublé est donc fortement recommandé, mais jamais imposé.

FAUX

"Le propriétaire peut facturer le remplacement à neuf"

Jamais. L'article 1755 du Code civil et la jurisprudence constante (Cass. 3e civ., 1er juin 2022) imposent de déduire la vétusté avant toute retenue. Un réfrigérateur de 8 ans (80 % de vétusté) qui coûte 500 € à remplacer ne permet qu'une retenue de 100 €. Le propriétaire ne peut pas s'enrichir sur le dos du locataire en facturant du neuf pour un équipement ancien.

FAUX

"Pas de grille annexée au bail = pas de vétusté applicable"

C'est le mythe le plus dangereux pour les bailleurs. L'article 1755 du Code civil s'applique même sans grille. En l'absence de grille convenue entre les parties, le juge applique d'office un abattement pour vétusté, comme l'a confirmé la Cour d'appel de Paris (10 mars 2020, n° 18/22145). Le résultat est souvent plus défavorable au bailleur qu'une grille annexée au bail.

FAUX

"La vétusté commence dès le premier jour"

La plupart des grilles de vétusté prévoient une période de franchise pendant laquelle aucun abattement n'est appliqué. Par exemple, pour la peinture, la franchise est généralement de 1 an. Pendant cette période, l'élément est considéré comme neuf et toute dégradation est intégralement à la charge du locataire. La franchise varie de 0 à 14 ans selon les éléments et les grilles utilisées.

FAUX

"La vétusté protège le locataire contre toutes les retenues"

La vétusté réduit les retenues, mais ne les supprime pas systématiquement. Un élément récent (dans sa période de franchise) ou une dégradation volontaire (trou dans le mur, brûlure de cigarette) restent intégralement à la charge du locataire. La vétusté ne couvre que l'usure normale liée au temps et à un usage raisonnable. Les dégradations par négligence ou acte volontaire sont facturées au locataire sur la valeur résiduelle de l'élément.


19. Modèle de clause grille de vétusté pour bail meublé

Aucun concurrent ne propose de texte juridique prêt à l'emploi. LMNP.AI vous fournit un modèle de clause à intégrer directement dans votre bail meublé. Cette clause est conforme à l'article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 et au décret 2016-382.

Clause type — Grille de vétusté (à copier-coller dans le bail)

Article X — Grille de vétusté

Conformément aux dispositions de l'article 3-2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 modifié par la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 (loi ALUR), et du décret n° 2016-382 du 30 mars 2016, les parties conviennent de l'application de la grille de vétusté annexée au présent contrat de bail.

La grille de vétusté détermine, pour chaque élément du logement, du mobilier et des équipements, la durée de vie théorique, la période de franchise et le taux annuel d'abattement pour vétusté. Ces paramètres seront appliqués lors de la comparaison de l'état des lieux d'entrée et de l'état des lieux de sortie pour déterminer le montant des éventuelles retenues sur le dépôt de garantie.

La vétusté est définie comme l'état d'usure ou de détérioration résultant du temps ou de l'usage normal des matériaux et éléments d'équipement dont est constitué le logement (article 4 du décret 2016-382). La part de vétusté calculée selon la grille annexée est déduite du cout de réparation ou de remplacement pour déterminer la retenue maximale imputable au locataire.

La grille de vétusté complète, incluant les éléments immobiliers, le mobilier et l'électroménager, figure en Annexe [X] du présent bail. Elle est paraphée par les deux parties.

Conseil LMNP.AI

Imprimez la grille de vétusté sur une page séparée (les tableaux des sections 5 et 6 de ce guide sont un excellent point de départ). Faites-la parapher par le locataire lors de la signature du bail. Mentionnez le numéro de l'annexe dans la clause ci-dessus. Ce formalisme simple sécurise juridiquement vos futures retenues sur le dépôt de garantie.

Que doit contenir l'annexe grille de vétusté ?

L'annexe doit lister chaque élément du logement et du mobilier avec quatre colonnes :

  • Désignation de l'élément (peinture, parquet, canapé, réfrigérateur, etc.)
  • Durée de vie théorique en années
  • Franchise en années (période sans abattement)
  • Taux annuel d'abattement en pourcentage

En location meublée, pensez impérativement à inclure les 11 équipements obligatoires du décret 2015-981, ainsi que tout mobilier supplémentaire fourni (canapé, lave-linge, TV, etc.).


20. Vétusté en SCI et indivision : qui applique la grille ?

La question se pose régulièrement lorsque le bien est détenu via une SCI (Société Civile Immobilière) ou en indivision entre plusieurs propriétaires. Concrètement, qui est responsable de l'application de la grille de vétusté et de la gestion du dépôt de garantie ?

Avant d'aller plus loin, un rappel rapide de ces deux structures. Une SCI est une société créée spécifiquement pour détenir et gérer un ou plusieurs biens immobiliers. Elle a sa propre personnalité juridique : c'est la SCI qui est propriétaire du bien, pas les associés individuellement. Imaginez-la comme une "coquille" juridique qui se place entre vous et le logement. L'indivision, à l'inverse, est la situation la plus simple (et la plus fréquente) : plusieurs personnes possèdent ensemble le même bien, chacune avec une quote-part (par exemple 50/50 entre deux frères qui héritent d'un appartement). Il n'y a pas de société : les propriétaires sont directement copropriétaires.

En SCI

La SCI est le bailleur au sens juridique. C'est donc le gérant de la SCI qui signe le bail, annexe la grille de vétusté, réalise les états des lieux et gère les retenues sur le dépôt de garantie. Le gérant agit au nom et pour le compte de la société. Les associés n'interviennent pas directement dans la relation locative.

  • Le bail est signé au nom de la SCI, pas au nom des associés individuellement
  • Le dépôt de garantie appartient à la SCI et doit figurer dans sa comptabilité
  • Les retenues pour dégradation (après application de la vétusté) sont encaissées par la SCI
  • Les frais de remise en état sont des charges de la SCI, déductibles selon le régime fiscal choisi (IR ou IS)

En indivision

En indivision, la situation est plus complexe. Tous les indivisaires sont collectivement bailleurs. En pratique, un mandataire commun est souvent désigné (convention d'indivision ou mandat de gestion) pour gérer la location au quotidien.

  • Le bail doit idéalement mentionner tous les indivisaires comme bailleurs, ou le mandataire agissant pour le compte de l'indivision
  • La grille de vétusté est annexée au bail comme pour tout autre bailleur
  • Les retenues sur le dépôt sont réparties entre indivisaires selon leurs quotes-parts, sauf convention contraire
  • En cas de désaccord entre indivisaires sur le montant des retenues, les règles de la majorité des deux tiers s'appliquent (art. 815-3 du Code civil) pour les actes de gestion courante

En clair, la principale difficulté de l'indivision est la coordination entre copropriétaires. Quand deux frères possèdent ensemble un studio meublé et que le locataire part en laissant des dégradations, il faut que les deux s'accordent sur le montant de la retenue. La grille de vétusté simplifie cette discussion : le calcul est objectif et ne dépend pas de l'appréciation personnelle de chacun. C'est un argument de plus pour annexer une grille au bail.

Attention : SCI à l'IS et amortissements

Si votre SCI est soumise à l'impôt sur les sociétés (IS), les frais de remise en état entre deux locataires sont des charges déductibles du résultat. Les équipements de remplacement sont amortis selon les règles comptables classiques. La grille de vétusté (relation bailleur-locataire) et les amortissements (comptabilité de la SCI) restent deux notions distinctes, comme expliqué en section 14.

En démembrement de propriété

Le démembrement de propriété consiste à séparer le droit de propriété en deux : la nue-propriété (le droit de posséder le bien à terme) et l'usufruit (le droit d'utiliser le bien et d'en percevoir les revenus). Cette situation se rencontre fréquemment lors de successions ou de donations. Concrètement, c'est l'usufruitier qui est le bailleur. C'est donc lui qui signe le bail, annexe la grille de vétusté et gère le dépôt de garantie. Le nu-propriétaire n'intervient pas dans la relation locative. En pratique, les réparations locatives (après application de la vétusté) restent à la charge de l'usufruitier, tandis que les grosses réparations (article 606 du Code civil) incombent au nu-propriétaire.

Quelle que soit la structure de détention (direct, SCI, indivision, démembrement), les règles de la vétusté restent les mêmes. Seul change l'interlocuteur du locataire. L'essentiel est d'identifier clairement qui est le bailleur au sens du bail et de lui confier la responsabilité de la grille de vétusté.


21. Checklist du bailleur LMNP : vétusté et dépôt de garantie

Voici la liste des actions à mener à chaque étape du bail pour sécuriser la gestion de la vétusté et des retenues sur le dépôt de garantie.

Avant la mise en location

  • Choisir une grille de vétusté (Groupe 3F, OPAC, ou personnalisée) et l'annexer au bail meublé
  • Conserver les factures d'achat du mobilier et de l'électroménager (preuve de la date d'installation et du prix neuf)
  • Photographier chaque pièce et chaque meuble avec un appareil qui horodate les photos
  • Préparer un inventaire du mobilier détaillé conforme à l'article 25-5

À l'entrée du locataire

  • Réaliser un état des lieux d'entrée contradictoire, détaillé, avec photos
  • Faire signer l'inventaire du mobilier avec l'état de chaque élément
  • Rappeler au locataire le délai de 10 jours pour compléter l'EDL (art. 3-2)
  • Archiver tous les documents en lieu sûr (et en copie numérique)

À la sortie du locataire

  • Comparer l'état des lieux de sortie avec celui d'entrée, pièce par pièce et meuble par meuble
  • Appliquer la grille de vétusté sur chaque poste de dégradation constaté
  • Demander des devis ou factures pour chaque réparation envisagée
  • Adresser un décompte détaillé au locataire dans le délai de restitution (1 ou 2 mois)
  • Restituer la part non retenue du dépôt de garantie par virement ou chèque

Bonnes pratiques LMNP.AI

Tenez un tableur de suivi de chaque bien avec la date d'installation de chaque élément (peinture, sols, meubles, électroménager). Lors de chaque changement de locataire, vous aurez immédiatement l'âge de chaque élément et le calcul de vétusté correspondant.

Prévoyez un budget de renouvellement : en moyenne, comptez 3 à 5 % des loyers annuels pour le remplacement progressif des éléments arrivés en fin de vie. Ce montant est intégralement déductible au régime réel BIC.

Le rôle de l'assurance PNO

En complément de la grille de vétusté et du dépôt de garantie, l'assurance Propriétaire Non Occupant (PNO) constitue un filet de sécurité supplémentaire. Elle couvre les dégâts qui dépassent le montant du dépôt de garantie : dégâts des eaux importants, incendie, vandalisme. L'assurance PNO est une charge déductible au régime réel BIC.

Lorsque les dégradations constatées à la sortie du locataire dépassent le montant du dépôt de garantie (comme dans notre cas pratique avec 234 € d'excédent), deux options s'offrent au bailleur :

  • Réclamer le solde au locataire par lettre recommandée, puis le cas échéant devant le tribunal
  • Faire jouer l'assurance PNO si les dégradations entrent dans le cadre des garanties (selon les contrats et les franchises)

En appliquant rigoureusement ces principes, vous protégez vos intérêts financiers tout en respectant les droits du locataire. La transparence et la documentation sont vos meilleures alliées pour éviter les litiges et gérer sereinement votre activité LMNP.

Récapitulatif : les guides LMNP.AI pour aller plus loin

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Questions fréquentes

FAQ — 20 questions sur la grille de vétusté en location meublée

Non. La loi ALUR (2014) a modifié l'article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 pour préciser que les parties "peuvent convenir" d'une grille de vétusté. Le mot-clé est "peuvent" : il n'y a aucune obligation légale. Cependant, l'absence de grille laisse le juge libre d'apprécier la vétusté comme il l'entend en cas de litige. Annexer une grille au bail est donc fortement recommandé pour sécuriser à la fois le bailleur et le locataire.
Non, il n'existe pas de grille officielle unique en France. Les grilles les plus utilisées proviennent d'accords collectifs de bailleurs sociaux : Groupe 3F, OPAC de Paris et Paris Habitat. Le bailleur est libre d'utiliser l'une de ces grilles ou de créer sa propre grille, à condition qu'elle soit raisonnable et acceptée par le locataire (signature au bail). Les tribunaux se réfèrent couramment à ces trois grilles de référence.
La franchise est une période initiale (en années) pendant laquelle aucun abattement pour vétusté n'est appliqué. L'élément est considéré comme neuf. Si le locataire part pendant la franchise, la totalité du coût de réparation peut être retenue. Exemple : la peinture a une franchise de 1 an. Si le locataire part après 8 mois et que les murs sont dégradés, il paie 100 % de la réfection. La franchise varie de 0 à 14 ans selon les éléments.
La durée de vie de la peinture est généralement fixée à 7 ans dans les grilles les plus courantes (Groupe 3F, OPAC de Paris, Paris Habitat). La franchise est de 1 an et le taux annuel d'abattement est de 14 à 15 %. Après 7 ans d'occupation, la peinture est considérée comme totalement vétuste. Même si les murs présentent des traces, le propriétaire ne peut rien retenir sur le dépôt de garantie.
La formule est : Taux de vétusté = (Âge de l'élément - Franchise) × Taux annuel d'abattement. La retenue maximale sur le locataire = Coût de réparation × (1 - Taux de vétusté). Exemple : peinture de 5 ans, franchise 1 an, taux 14 %. Vétusté = (5-1) × 14 % = 56 %. Sur 1 000 € de réfection, le locataire paie maximum 440 € (1 000 × 44 %). Si l'âge dépasse la durée de vie, la vétusté est plafonnée à 100 % : aucune retenue possible.
Oui. En location meublée, la vétusté s'applique tant aux éléments immobiliers (murs, sols, plafonds) qu'au mobilier et à l'électroménager. L'article 25-3 de la loi 89-462 rend les dispositions sur la vétusté applicables aux locations meublées. Cependant, il n'existe pas de grille officielle pour le mobilier. Les durées de vie sont établies par les usages professionnels : 10 ans pour un matelas, 10-15 ans pour un canapé, 10 ans pour un réfrigérateur, 5 ans pour les rideaux.
Non, jamais. Le propriétaire ne peut retenir que la valeur résiduelle après application de la vétusté. Retenir le coût total de remplacement à neuf est abusif et sera annulé en justice. Exemple : un réfrigérateur de 8 ans (durée de vie 10 ans) endommagé par le locataire. Valeur neuf : 500 €. Vétusté : 80 %. Retenue maximale : 500 × 20 % = 100 €. La Cour de cassation (3e civ., 1/06/2022) confirme cette règle.
La vétusté est l'usure naturelle liée au temps et à un usage normal : peinture jaunie, moquette usée aux passages, robinet qui goutte après 12 ans. Elle n'est jamais à la charge du locataire (art. 1755 Code civil). La dégradation résulte d'un mauvais usage, d'une négligence ou d'un acte volontaire : trou dans le mur, brûlure de cigarette, vitre cassée. Elle est à la charge du locataire, mais le montant est plafonné par la grille de vétusté (valeur résiduelle uniquement).
Non, pas légalement. La loi du 6 juillet 1989 et ses dispositions sur la vétusté ne s'appliquent qu'aux locations à titre de résidence principale. La location saisonnière (meublé de tourisme, Airbnb) relève du Code civil et du Code du tourisme, sans obligation de grille de vétusté. En pratique, le bailleur saisonnier peut intégrer une clause de vétusté dans ses conditions générales. Les plateformes comme Airbnb proposent aussi leurs propres garanties dommages.
Non, ce sont deux notions distinctes. La vétusté mesure l'usure physique dans la relation bailleur-locataire (grille, dépôt de garantie). L'amortissement est une notion comptable et fiscale qui répartit le coût d'acquisition sur la durée d'utilisation pour réduire le bénéfice imposable BIC. Les durées diffèrent : un canapé s'amortit sur 5-7 ans en comptabilité, mais sa durée de vie "vétusté" est de 10-15 ans. Un meuble totalement amorti (VNC = 0) conserve une valeur résiduelle pour la vétusté.
La grille doit figurer en annexe au bail, signée par les deux parties (bailleur et locataire). Elle doit indiquer pour chaque élément : la durée de vie théorique, la durée de franchise, le taux annuel d'abattement. Vous pouvez utiliser une grille existante (Groupe 3F, OPAC de Paris) ou créer votre propre grille. En location meublée, pensez à inclure les éléments du mobilier et de l'électroménager en plus des éléments immobiliers classiques.
Oui, le locataire dispose de 3 ans pour contester (prescription de droit commun). La procédure : 1) mise en demeure par lettre recommandée, 2) saisine de la Commission Départementale de Conciliation (gratuit, délai 2 mois), 3) tribunal judiciaire (juge des contentieux de la protection). Le juge peut condamner le bailleur à restituer les sommes indûment retenues, majorées de la pénalité de 10 % du loyer par mois de retard (art. 22 loi 89-462).
Tous les éléments du logement sont potentiellement concernés : revêtements muraux (peinture, papier peint, faïence), revêtements de sol (moquette, parquet, carrelage, vinyle), menuiseries (portes, placards, volets), sanitaires (WC, baignoire, lavabo), robinetterie, installations électriques (tableau, prises, interrupteurs), chauffage (convecteurs, chaudière). En meublé, s'ajoutent : literie, mobilier, électroménager, textiles (rideaux), vaisselle et matériel d'entretien.
Sans état des lieux d'entrée, l'article 1731 du Code civil crée une présomption de bon état au profit du locataire. Concrètement, le bailleur ne pourra pas prouver que les dégradations constatées à la sortie sont survenues pendant la location. Il ne pourra donc effectuer aucune retenue sur le dépôt de garantie (Cass. 3e civ., 5 octobre 2017). La grille de vétusté ne compense pas l'absence d'état des lieux.
Oui. Au régime réel BIC, les frais de remise en état entre deux locataires constituent des charges déductibles. Peinture, nettoyage, petites réparations : tout se comptabilise au compte 615 (Entretien et réparations). Le remplacement de mobilier ou d'électroménager peut être passé en charge immédiate (si valeur unitaire inférieure à 500 € HT) ou amorti sur sa durée d'utilisation. Ces dépenses réduisent votre bénéfice imposable et donc votre impôt.
En l'absence de grille, la vétusté s'applique quand même. L'article 1755 du Code civil exonère le locataire des réparations causées par la vétusté, que le bail mentionne ou non une grille. En cas de litige, le juge appréciera souverainement le taux de vétusté à appliquer, en s'appuyant sur les grilles de référence (Groupe 3F, OPAC), les photos des états des lieux et la durée d'occupation. La Cour d'appel de Paris (10/03/2020) a ainsi appliqué d'office 50 % de vétusté sur la peinture d'un logement occupé 5 ans. Pour éviter cette incertitude, annexez une grille dès la signature du bail.
Personne d'autre que le propriétaire. La durée de vie de la peinture est fixée à 7 ans dans les grilles les plus courantes. Après 7 ans, la vétusté atteint 100 % : la peinture est considérée comme totalement usée. Après 10 ans d'occupation, le propriétaire ne peut donc rien retenir sur le dépôt de garantie au titre de la peinture, même si les murs présentent des traces ou un jaunissement. La réfection est entièrement à la charge du bailleur. En LMNP au régime réel, ce coût est une charge déductible (compte 615).
Cela dépend de l'élément concerné. Après 5 ans : la peinture (franchise 1 an, taux 14 %) atteint 56 % de vétusté — le bailleur ne peut retenir que 44 % du coût de réfection. Le parquet (franchise 9 ans, Groupe 3F) est encore dans sa période de franchise — le locataire paie 100 %. Un canapé (durée 10 ans, taux 10 %) atteint 50 % de vétusté — retenue maximale de 50 % de la valeur neuf. Les rideaux (durée 5 ans, taux 20 %) atteignent 100 % de vétusté — aucune retenue possible.
Indirectement. La grille de vétusté régit la relation bailleur-locataire pour le dépôt de garantie. L'assurance habitation du locataire (obligatoire) couvre les sinistres majeurs (incendie, dégât des eaux). L'assurance PNO du propriétaire prend le relais lorsque les dégâts dépassent le dépôt de garantie. En pratique, si un sinistre couvert par l'assurance abîme un élément du logement, l'indemnisation par l'assureur tiendra compte de la vétusté via un coefficient d'usure similaire à celui de la grille — mais calculé selon les barèmes propres de l'assureur.
Oui, intégralement. La colocation meublée (bail individuel ou bail unique) est soumise aux mêmes règles que la location meublée classique (art. 25-3 loi 89-462). La grille de vétusté s'applique de la même manière. En bail unique, les colocataires sont solidairement responsables : la retenue porte sur le dépôt commun. En bail individuel, chaque colocataire est responsable de sa chambre et des parties communes au prorata. Dans les deux cas, annexer la grille au bail sécurise la gestion des retenues lors du départ d'un colocataire.
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